Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 09:14
Après les incendies massifs, voilà qu'un autre péril menace ma vie... Les requins!!! Comme vous le savez, j'ai commencé avec enthousiasme mes cours de surf. Ce matin donc après mon cours d'espagnol, je m'engouffre dans le mini bus qui nous emmène à La Jolla Shores pour surfer (acte totalement irresponsable au demeurant ayant un midterm exam juste après) pleine d'enthousiasme!

Effervescence dans le bus: la nouvelle est tombée ce matin même à 7h30...L'événement qui n'arrive que rarement a eu lieu. Un peu confuse je demande précision! Stupeur (et tremblements pour le coup): le corps d'un surfeur a été trouvé à Solana beach (seulement quelques centaines de mètres de La Jolla Shores) dans un relatif piteux état après avoir essuyé l'attaque d'un grand requin blanc d'environ 12 mètres. Relativement charmant comme nouvelle n'est ce pas? Pas assez en tout cas pour nous décourager...



Premièrement le brave homme surfeur apparemment un peu plus loin de la plage que nous ne le faisons. De plus ce type d'accident arrive environ une fois tous les 3 ans, donc statistiquement grâce au sacrifice de ce saint homme, nous sommes tranquilles pour 3 ans au moins!!!! Enfin le monstre marin (autrement plus impressionant que les sournoises raies et méduses) n'a apparemment pas profité de l'apéritif. Revêtu d'une combinaison noire, l'infortunée sexagénaire a été pris pour une otarie, mais recraché aussitôt. J'imagine que nous braves humains ne composons pas un met de choix et que le requin ,dépité, est parti chercher fortune et diner ailleurs...
Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /Avr /2008 08:48
Depuis 2 semaines, Liz et moi avons pris l'habitude d'aller ensemble à la piscine du campus faire quelques longueurs. Je fus trompée par l'apparente quiétude de cette activité a priori récréative... Liz, ma roomate athlétique venant du désert et honorée du diplôme de Life guard est ma référence côté piscine et forcément quand est venu le temps d'investir dans des lunettes pour nager, je me suis naturellement tourner vers elle. Ma charmante roomate m'a littéralement l'apologie de la lunette de compétition Speedo à étanchéité irréprochable, aérodynamisme optimal et confort maximal (je  vous passe les détails mais le télé achat de TF1 à côté paraissait ridiculement peu convainquant!). Me voilà donc décidée pour la fameuse paire de lunettes, j'investis donc et pars guillerette étrenner cette perle de technologie ergonomique issu d'un long processus d'ingénierie pour coller au besoin du nageur professionnel. Je m'arme donc de mes lunettes et plonge dans le bassin.

Première remarque: je ne nage pas mieux, (en repassant la longue liste des arguments publicitaires je m'aperçois cependant que je ne pourrais pas coller un procès à la compagnie parce qu'ils ne me l'avez pas explicitement promis).
La seconde remarque pourrait apparaître au chapitre excipients notoires et possibles effets secondaires! En sortant de la piscine, j'ôte mes superbes lunettes et sens littéralement mes yeux sur le point de sortir de leur orbite (même sensation que lorsque l'on essaie d'ouvrir un bocal), mais fièrement je rétablis une pression acceptable et rejoins fièrement les vestiaires. Je surprends au passage deux ou trois regards étonnés voire vaguement amusés que j'attribue immédiatement à ma musculature étonnante ou juste à un soudain et contagieux accès de bonne humeur... Tout allait donc pour le mieux jusqu'à ce que je croise un miroir! Horreur! Les fameuses lunettes avaient été tant étanches et la succion tant intense que, outre le fait que mes pauvres globes oculaires paraissent littéralement exorbités, j'ai un véritable bleu de contusion autour des yeux! C'était mercredi... Aujourd'hui vendredi, je commence seulement à reprendre forme humaine!!!
Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 00:06
Après le tapage médiatique que j'ai pu faire autour de mon cours de surf, je ne pouvais manquer d'en faire un compte rendu honnête. Je me mets donc à la difficile tache et vais décrire le long processus initiatique qui a mené jusqu'à la sensation unique de glisser sur la vague...

1- étape 1: passer son test de natation. N'oublions pas que nous sommes au pays des procès faciles donc une signature en bas d'un papier A5 pour s'assurer que je savais nager était un prérequis nécessaire. Soit! Je me suis donc rendue à la piscine et j'ai épaté le lifeguard avec ma nage trés ... coment dire? Personnel, originale! Tous les californiens sont nés avec un maillot de bain donc forcément la brasse aveyronnaise dans le bassin olympique de la piscine de UCSD, c'est un événement! Bref le tout est que je l'ai passé!!!

2- étape 2: orientation session. Vendredi dernier, réunion avec les instructeurs qui sont en fait des étudiants (et désolée les filles mais la règle de la majorité féminine dans le corps enseignant prévaut aussi pour les cours de surf!) pour régler les détails administratifs, donner les conseils de sécurité et les premières instructions. C'est là qu'on est ravi d'apprendre que la plage est peuplée de charmantes bestioles... Déjà des espèces de raies trés vilaines qui attendent insidieusement le surfeur sous la vague et lorsque celui ci choit pesamment sur ses deux pieds, l'accueillent avec un charmant dard! Deuxième hôte des lieux: les méduses, apathiques et translucides flottant au hasard dans les eaux du pacifique. Pensez donc, à la pauvre vie décourageante de ces bestioles. Cherchant desespéremment un but à leur existence, celles de la Jolla Shores l'ont trouvé: toucher un surfeur! Enfin les requins: je n'en ai pas encire vu mais de gentils requins peuplent la plage (requins marteau pricipalement) paisiblement postés près de la plage, il parait qu'on devine d'énormes masses sombres de plus d'1m50 sous l'eau...
Après ces rassurantes informations, nous est dressée la "charte du surfeur", sorte de code éthique du surfeur cool qui réglemente notamment qui a priorité sur la vague (pour votre gouverne c'est le surfeur qui se trouve le plus proche de la vague lorsque celle ci commence à se briser) etc.
La troisième partie est reservée à l'apprentissage de termes techniques autour du surf parce que le surfeur cool ne parle comme vous et moi de "planche" mais de tri-fin, de même avant de prendre la vague il faut "paddling" ce qui signifie grosso modo d'après mes estimations, observations et brillante utilisation de mes capaités de traduction (eheheh): agiter frénétiquement les bras dans l'eau lorsqu'on est allongé sur la planche dans le but de prendre la vague (il y a un technique théorisée mais j'avoue que chez moi c'est resté un espece de crawl à l'aveyronnaise bruyant et peu élégant qui a au moins le mérite de me signaler à nos amis les requins).

3- étape 3: louer sa combinaison. N'ayant pas vraiment changé je me suis retrouvée à louer ma combinaison la veille meme du premier cours de surf. Evidemment toutes les personnes un peu organisée étaient passées avant moi et ne restait quasiment plus rien. Cependant il y a une justice en ce bas monde et alors que le vendeur commençait à afficher son sourire "je suis désolée ma vieille mais fallait si prendre avant", il a trouvé LA combinaison, flambant neuve mais un poil trop grande pour moi. Qu'importe! Marion Teulier surfera!

4- étape 4: prendre le shuttle et se rendre à la plage. Horreur à 10h c matin alors que je sortais en hate de mon cours d'espagnol (ou je venais à nouveau de m'énerver contre une pauvre américaine qui parlait du réchauffement climatique "à l'américaine" et qui n'en revenait pas d'avoir déclencher une telle ire), je rejoins Liz pour monter dans le shuttle qui nous amenait sur la plage. C'est lorsqu'on l'attend le moins que l'ennemi se montre et vous surprend le couteau entre les dents! Le shuttle était plein de... chinois!!! Mais qu'allaient ils donc faire à la plage un vendredi matin???? Gardant mon calme et imaginant qu'ils vont certainement pécher le crabe, je finis par trouver une place et nous voilà parties. Il se révèle vite que nous semons quelques chinois à chaque stop de telle sorte que la proportion restante arrivées à la plage est tout à fait gérable!!!! (il faut absolument que j'arrete d emédire sur les asiatiques, ca devient pathologique).

5- Surfer!!!! Le surfeur doit paisiblement, n'écoutant que le souffle du vent au matin, choisir sa planche. En réalité commedirait Ollivander c'est la plache qui choisit son surfeur. Dans mon cas, plus prosaïquement c'est le mono qui a choisit la mienne (j'imagine que la poésie viendra plus tard, désolée!). La mienne s'appelle Nick (et oui chaque planche est incarnée et à son petit nom). 30 minutes sur la plage à simuler le fameux "pop up" pour se lever sur la planche et quelques conseils techniques pour ne pas se faire assomer par la planche lorsqu'on est renversé par un mauvaise vague. Et finalement l'océan! Je m'attendais à des eaux polaires vu les faces crispées de mes congénères (facilement reconnaissable à leur combinaisons noires nous donnant à tous l'ar d'une joyeuse colonies de pingouins sans instinct de survie!). La température est en fait tout à fait gérable et l'excitation de prendre les vagues annule de toute façon tout effet négatif! Je me jette donc à l'eau et part valeureusement à l'asaut des "waves". La première est un désastre, je tente pitoyablement de me dresser sur la planche; mon équilibre légendaire fait le reste et je me retrouve rapidement sous l'eau à boire ma première tasse salée en compagnie des bestioles marines tapies dans l'eau. Qu'importe je repars à l'attaque, me couche sur le surf face à la plage et attend la vague commence à agiter frénétiquement mes bras (comme prescris de manière plus élégante par les monos) et miracle! Je suis sur la vague, je me lève et fais au moins 20 mètres debout sur mon surf!!!!! Je n'en revenais pas. La sensation est vraiment géniale! Je recommence l'opération une bonne dizaine de fois et il est temps de partir.

6- Enlever sa combinaison! Une vraie corvée; c'est en effet trés serré et alors que je me tenais en équilibre sur un pied pour libérer mon autre jambe, je tombe sans grâce dans le sable déclenchant l'hilarité générale. Le résultant un peu moins drole est que je suis labondamment saupoudrée, en fait littéralement noyée dans le sable. Je finis par me dépétrer péniblement de ma peau artificielle et arrive 25 minutes en retard au cours suivant (lequel dure au total 50 min, je suis donc parfaitement irresponsable).



Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 04:34
Une autre visite aveyronnaise en terre californienne: celle de mes parents du vendredi 21 mars au lundi 31!
Voici le lien de toutes les photos prises pendant le voyage (aucune censure promis, je n'ai pas eu le temps de trier les photos!). Un album par jour: link

Je décris brèvement les étapes du voyage ayant tout consigné dans un carnet de voyage écrit que je finirai une fois rentrée en France.
Le 1er jour: petite balade près du campus dans la réserve de Torrey pines, de magnifiques paysage, une longue marche et un bon coup de soleil pour commencer le séjour!
Dimanche 2nd jour: Nous louons une voiture dès le dimanche et nous voilà partis sur la côte ouest au volant d'une chevrolet rutilante (à boite automatique ce qui nous a valu l'étonnement franchement effrayé du gardien de parking qui nous voyait traffiquer avec les manettes sans avancer et s'est avancé pour voir ce qu'il se passait...On ne comprenait rien au levier, ce qui forcément est un peu génant! Complétement effrayé il a laché u "oh my goodness!" devant notre ignorance potentiellement meurtrière!). Bref, ayant compris comment le bolide fonctionnait, nous voilà partis vers Los Angeles. Arrivant après la bataille (c'est à dire après 17h, tous les musées sont fermés), nous nous arretons à Farmer's market, sorte de food court mais avec des magasins et une ambiance sympa. Puis nous trouvons notre hotel et allons faire un tour sur la mythique avenue d'Hollywood.
Lundi 3ème jour: On met un long moment à se mettre en marche... (inertie parentale! Je rigole Maman, je sais bien que c'est crucial de se crémer et de refaire 30 fois les valises!) mais on décide de partir aux Universal Studios. J'avoue avoir été trés sceptique au départ (sorte de grand parc à la Walt Disney mais autour de l'industrie du cinéma), mais c'était vraiment génial. Visite des studios: décors de psychose de Hitchcock, les rues de Wisteria lane pour les fans de desperate housewives, les décors de jurassic park, fast and furious, les dents de la mer, les western, et je suis presque sure d'avoir apercu l'église de la petite maison de la prairie (ce qui a suffit à me mettre tout en joie!) etc. On assiste à plusieurs tours nous donnant les trucs des effets spéciaux, des effets pyrotechniques etc. Sur le chemin de s photos avce Shrek, l'ane ou Dora l'exploratrice. ET pour finir des attractions à sensations fortes (notamment le ride de Jurassic Park ou appres une petite balade gentillette dans un espece de parc bucolique avec musique calme et gentils diplodocus, on manque soudain de se faire gnaquer par un gigantesque tyranosaure avant de littéralement tomber en chute libre de 2s (suffisant pour tuer mes cordes vocales)). Nous reprenons la route assez tard, assistons au coucher de soleil sur la plage de Malibu (un garde côte tout droit sorti de la série alerte à Mallibu nous prend en photo avec l'espèce de mythique bouée rouge de Pamela!!!!!!! L'authentique (je le jure, il y avait un peu de sillicone et de botox dessus!)) et nous rejoignons tard le soir l'auberge de jeunesse de Santa Barbara.
Mardi jour 4: Départ de Santa Barbara au petit matin, nous avons un horaire à respecter! Nous conduisons sur la mythique route 1 qui suit la côte et compte parmi les plus belles routes du monde. Nous visitons Hearth Castle (palais construit par un mania de la presse américaine) véritable pde à l'hubris humaine: débauche d'oeuvres d'art, toutes isolément splendides mais qui mêlés ensemble donnent un résultat esthétique douteux... Nous rejoingons Monterey par la 1 et traversons Big Sur et ses paysages magnifiques. (Excusez la photo des WC mais ces derniers ont constitué l'événement du soir: charmant overflow...).
Mercredi jour 5: Départ de Montery pour San Francisco! Une fois arrivés, nous courrons au port et visitons Alcatraz la mythique prison dont personne ne s'est évadé et qui a abrité Al capone!
Jeudi jour 6: nous louons des vélos et partons à la visite de SAn Francisco: golden bridge, marina, quartiers résidentiels, golden bridge parc et son japanese tea garden. Nous ramenons les vélos et passons la soirée sur le port PIER 39 ou les éléphants de mer font toujours l'attraction (Fisherman's wharf).
Vendredi jour 7: nous partons de SF après avoir visité la mythique Lombard street (lacets fleuris en plein milieu de la ville à cause du dénivelé) et la Coit tower. Nous rejoignons Yosemite après une traversée de l'amérique profonde (ou nous nous arretons dans des fermes pour acheter des fruits californiens tout frais). Nous dormons le soir dans une tente dans l'attente des ours qui viennent le soir tenter de piquer la nourriture (ca parait mignon mais ils éventrent les voitures et les tentes si d'aventure vous y laissez le dentifrice...). Ma famille d'accueil du début de l'année est aussi là, nous les rencontrons donc à la cafette de Curry village et partons nous coucher.
Samedi jour 8: nous faisons une petite balade aux yosemite falls avant d'aller manger au Awanhee hotel avec Steve et Stephanie qui nous laissent gracieusement payer l'adition! Papa, Steve et moi repartons ensuite pour une balade jusqu'aux Vernal Falls.
Dimanche jour 9: long long voyage retour jusqu'à San Diego en s'arretant par Mariposa, ville western, qui vit sur le tourisme autour du mythe du Golden Rush. Nous prenons bien notre temps!
Lundi jour 10: journée lessive, achat de vetements labellisés aux couleurs du campus et 1er jour de cours pour moi. J'allais presque oublier L'EVENENEMENT. Papa, le grand organisateur nous fait un premier avril en avance... L'hotesse a l'enregistrement nous annonce qu'on est bien gentil mais que le tickets qu'ils ont n'est pas pour aujourd'hui mais pour le lendemain!!!! Ils parviennent à se faire changer le billet apres quelques sueurs froides!
Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Périgrinations et périples
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /Avr /2008 03:54
Voilà un bon moment que je n'avais posté sur ce blog (honte à moi, haro sur le baudet!), c'est que je fus bien occupée! J'ai reçu la visite en février du 17 au 21 de Camille et Julia qui sont restées quelques jours avec moi même si je n'ai pas pu passé beaucoup de temps avec elles, étant alors en plein midterm. Je n'ai pu leur montrer que le campus, balboa park et elles ont voyagé en solitaires jusqu'à Tijuana (où je ne me suis encore jamais aventurée).


Que les générations passées se rassurent, les jeunes aveyronnais même en exil conservent les bonnes traditions. Ainsi dans les valises des deux voyageuses, le graal supreme: une boite de foie gras de canard et surtout surtout la clef: un pot de confit d'oignons! Toute emoustillée par cet import inespéré, je propose d'ouvrir ce qui réveille de vieux souvenirs de mets délicats dès le premier soir. Dans un pur élan interculturel, nous offrons une dégustation à chacune de mes collocs qui, l'air suspicieux, accueillent toutes la tartine bénite avec réserve. Molly, comme à son habitude ne veut même pas y toucher, Beth, la végétarienne à ma grande surprise tente le coup (étant végétarienne par conviction idéologique, je me garde bien de lui révéler les secrets du gavage...) mais ne demande pas son reste et fuis à l'étage (je la soupçonne d'y avoir craché le délicat met...). Ne parlons de ma coréenne, Séah, je n'ai meme pas eu l'occasion de me voir refuser le foie gras puisque à son habitude aussi elle rabalait avec des coréens à manger, devinez quoi???, et bien de la nourriture coréenne (je suis une pro maintenant, je pense écrire un bouquin "la cuisine coréenne pour les pros comme pour les nuls en 4 leçons: riz, haricots rouges, choux et oeufs" le secret est d'aggrémenter le plat au service d'une courbette à la choinoise, yeux bridés et petits cris aigus). Le pire restait à venir. Lorsque je parle de pire, j'entends blasphème, sacrilège (et pas sacrifice Julia), damnation supreme. Liz, celle qui m'avait accueillie sur cette terre hostile, Liz ma petite mexicaine m'a poignardé dans le dos. La douleur est aujourd'hui toujours aussi terrible que je préfère vous livrer la version originale et ne pas la commenter. ALors que la délicate tarine croustillante portant sur sa frêle silhouette une fine couche de foie gras à peine fondu; le tout relevé par un chouyat de confiture d'oignon... Et bien vous le croirez ou non, mais elle engloutit une bouchée de ce met délicieux sans ménagement, affiche un air inspiré qui éveille de folles espérances en moi et conclut  par un lapidaire "ouais, en fait c'est pareil que du beurre de cachuète un peu". Inutile de décrire ici l'état de dépression et la révolte intérieure de Camille, Julia et moi. Offusquée, je m'enflamme pour tenter de lui faire toucher du doigt la gastronomie et j'abandonne bientôt. La cause est désespérée. Elle s'est égarée dans les pinatas, empenadas, peanut butter et jelly sandwich trop tot. On ne peut plus rien pour elle...

Outre ce moment de gastronomie non partagée, nous avons fait une balade sur la plage où vous serez ravis d'apprendre que les nudistes résistent et sont toujours bien présents malgré le froid. Les braves adorateurs d'Adam et Eve ont élu domicile sur la plage en face du campus, ce qui rend chaque voyage à la plage tragico-comique. Lorsque nous y sommes allées, un seul spécimen se tenait fièrement droit au vent, vétu seulement d'un chapeau. Evidemment par descence et restes de puritanisme, nous tentons de ne pas le regarder et marchons dans l'autre sens. Cependant le bougre en avait decider autrement et fonça sur nous un appareil photo à la main nous demandant fièrement de prendre une photo de lui. Et là: le dilemme! Comment faut il que je cadre???? Je suppose que notre ami l'exhibitionniste veut garder trace de ses parties génitales étant donné son espèce de sourire pervers, je décide néanmoins de priver la postérité de ce souvenir... marquant (traumatisant? Je pense à sa descendance). Je lui rend donc l'appareil photo qu'il accueille avec un grand sourire et lance un "Sexy hein?". Je réponds par un désintéressé "c'est ca oui" qui révèle mon origine française. Le libidineux quadragénaire un tantinet pervers répond "vous devez etre habitués à ça alors". On suppose que le "ça" se réfère à sa tenue minimaliste et à son air de grand benet la quéquette à l'air genre Chateaubriand sans le génie créatif.

Mais non mauvaises langues, leur séjour n'a pas été un désastre malgré ces péripéties; nous avosn été au Slam du campus (une fois toutes le deux semaines les chanteurs amateurs étudiants de la maison internationales se rassemblent dans un loundge et tout le monde profite de leur prose, musique, sketchs etc.).
Le départ fut un peu brusque...mais leur voyage a continué jusqu'à Los Angeles et Las vegas sans moi par la suite.
Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 20:17
Voilà un long moment que je n'avais abreuvé ma rubrique périple  et j'ai donc employé mon week end à y remédier (remarquer l'art d'escamoter un week end glandouille en expérience culturelle à féliciter...). Jeudi soir alors que dépité par le nombre de papiers à rendre, je commençais à sentir la lassitude et le désepoir s'emparait dangereusement de moi, on toqua à la porte. Trop habituée à nos invasions quotidiennes coréennes, je m'attends donc résignée à subir une fois de plus  l'assaut des Niakoués dans notre modeste appartement...Que  nenni, c'était Bénédicte venant gentil m'avertir qu'ils projetaient (elle, sa soeur, le copaind e sa soeur et autre étudiant de UCSD: Marcello,  le parrain chilien des fêtes de l'Ihouse) de partir  en expédition vendredi (c'est à dire le lendemain) matin vers Las vegas en passant par la Death Valley. Ni une ni deux je m'inclue gaiement dans la folle équipée direction Sin City! 'est donc après une nuit écourtée pour finir mes dissert (que je n'ai d'ailleurs pas pu finir ...) et après m'être acquittée de mes cours matinaux, je saute dans la voiture et  nous voilà partis. Nous prenons la direction du Nord  Los Angeles et entrons bientons dans la Death Valley, passons par la ville fantome de Barstow (qui pour le coup est vraiment fantome, rien à voir, rien à manger, des ruines de murs etc. Ce qu'ils appellent Ghost  town est en fait une reconstitution un peu plus loin de la ville telle qu'elle était au temps des western mais faute de temps nous n'y entrons pas: le tour obligatoire étant de 2h minimum). Nous entrons vers 3h30 dans le désret de Majve qui est une réserve: des paysages somptueux, immensité californienne, le désert à perte de vue et personne sur les routes droites qui le traverse. On se croit vraiment pour un  temps dans un western (la ford ayant remplacé le cheval, forcément c'est moins romanesque...). En voulant ressortir du parc, un train immobilisé sur la  voie nous coupe la route et nous n'avons d'autres choix que d'attendre, menacés par les coyottes (j'essaie de dramatiser la situation...) 2h plus tard, le barrage est levé et nous reprenons la route vers Vegas.  A plus de 30 miles de Vegas nous commençons à apercevoir un halot de lumière au loin en plein milieu du désert annonçant la gabgie énergétique de la fameuse ville des jeux. Arrivés dans las Vegas, complétement soufflés par la démesure de la ville. Hubris et démesure sont les seuls mots qui nous viennent à l'esprit. Une folie en plein milieu du désert: des fontaines, des néons partout, de la musique, des limousines, des mariés, des poivrots, des familles, des mendiants:  tout se mélange dans une frénésie indescriptible. Nous prenons une chambre au prix plus que trés corrects au Bill's qui est un casino sur le Strip (rue principale de Las Vegas).  Et s'armons de courage pour sortir dans la jungle à la découverte de la ville du péché comme on l'appelle ici. Il apparait que la prostitution est a priori légalisée ou du moins tolérée ce qui fait un peu pitié  je dois avouer. Les casinos abritent des milleirs de machines à jouer, de tables de black jack ou roulettes etc. Les salles de poker nous restent fermées (j'ai moins de 21 ans). Les mises sont hallucinantes les gens perdent avec un grand sang froid 6000 dollars joués d'un coup et recommence à miser immédiatement. Coté casinos, des décors époustouflants de démesure: Le vénitian (reconstitution de Venise , de ses canaux, gondoles et pont des soupirs), le Bellagio (et son décor trés chic italien), Le César palace (décor antique de mauvais gout), Le monté carlo, Le Paris (gare de lyon, tour eiffel, arc de triomphe, Louvre, station de métro imitées à l'intérieur, petits bistrots, musique traditionnelle etc.), New York New York (reproduction des rues de Broadway et des bars de l'avenue principale), Le Louxor et sa pyramide, Le MGM et son lion immense doré, Excalibur (chateu sorti des contes de fées avec des armures et douves, et ponts levis), le Bally's... Nous marchons beaucoup sans cesser d'etre étonnés. Marcello et Pierre claquent chacun 35 dollars à la roulette et se font un peu happés par la folie du jeu avant d'arreter. On voit des couples se marier dans des chapelles miteuses et aller jouer en robe de marier au machines à sous juste après. Des mariages à a Startrek pour 500dollars; des pintades en minis minis minis jupes, de vieux riches tentant de séduire une pin up en ferrari, des tas de gens complétement saouls. AU final nous rentrons à l'hotel complétement crevés en ayant le sentiment d'avoir un peu pris le poul de la ville. Une super expérience à vivre: à voir une fois dans sa vie mais définitivement pas à tenter souvent. En revenant la vallée de la mort nous expose à nouveau ses paysages magnifiques.

Quelques photos, d'autres viendront lorsque j'aurais récupéré celles des autres:
http://picasaweb.google.com/marion.teulier/RoadTripToLasVegas02


Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Périgrinations et périples
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 2 mars 2008 7 02 /03 /Mars /2008 22:23
Ce matin même alors que sauvagement réveillée par le soleil qui fit irruption dans ma chambre (et oui les Etats  Unis ont beau être la première puissance économique mondiale, ils n'ont toujours pas compris comment marchaient les volets! Ce qui entre nous me convient trés bien, le soleil étant à tout prendre bien plus agréable que le vieux bipbip irritant  de nos réveils). Bref, les cheveux en bataille, les marques du drap encore imprimées sur la joue droite, je me rends à Café V. Et non ce n'est pas un jour régulier! Mais que Diable fait elle un dimanche dans l'horrible cahutte à frites??? Aurait elle pris gout à la friture américaine à tel point que le week end elle ne puisse s'en départir! Point du tout, mais motivée parm mon petit salaire: ce petit extra du matin contribuera à me payer les fameux, les mythiques, les tant attendus: cours de SURF!!! Et nous en arrivons à notre sujet principal: j'ai réservé mon cours de surf juste après moes 4h de labeur (couper couper couper: je suis la pro du couteau, il faut juste m'approvisioner: saucisses, bacon, concombre, melon, ananas, tomates!). 1h30 par semaine avec un instructeur sur la plage a 15 min de mon appartment par semaine: planche fournie mais en tant que future Bricette de la Jolla je me dois d'investir dans la location d'une combinaison pour chatouiller les vagues du Pacifique...Rendez vous début avril! Ce post est parfaitement inutile et j'en suis consciente, j'avais simplement besoin d'extérioriser mon excitation (ajoutons que je suis aussi atteinte de paresse aigue et qu'écrire ce post m'offrait une excuse acceptable pour éviter mon livre d'économie...).
surf.jpg

Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Humeur du jour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 05:41
Oyez, Oyez braves gens! Qu'on se le dise dans les chaumières: la mère de Jake (le marine décérébré qui sort avec Liz et confond les partis républicains et démocrates de son propre pays) a arrêté de fumer. Je sais, a priori information parfaitement inintéressante qui n'a même pas légitimité à polluer mon blog. Mais détrompez vous, les conséquences esthétiques de cet événements sont colossales.

    En effet, la pauvre femme désespérée  (on la comprend aisément avec un mari et un fils dans l'armée, la communication est un peu limitée dans la famille ), tentant dans un  effort louable de quitter la cigarette, charcjait un dérivatif. La peste soit du fat! Elle le trouva dans les espèces de kit de peinture que l'on avait à la maternelles: vous savez les images de chats il faut remplir les zones prédessinés avec la bonne couleur fournie dans la boite... Loisir créatif! Le résultat est que la brave femme, fière de son évolution (son premier "tableau" ressemblait a du Van Gogh où la maladie de parkinson et un sérieux état alcoolique aurait remplacé  le génie: grosso modo, elle avait dépaaaaaassssséé ollalalala), a donné à Liz l'une de ses plus récentes oeuvres.  L'espèce de croûte, avouons le: absolument immonde, trône désormais en bonne place dans le salon ...
    Il fallait réagir. Après avoir créé un groupe terroriste dissident de résistance à la barbarie artistique (dont je suis pour l'instant l'unique adhérent mais je ne désespère pas!), j'ai donc tenté, à la nuit tombée, alors qu'un silence effrayant envahissait l'appartment, une opération  éclair . Ainsi arborant mon plus beau treillis, j'ai rampé depuis ma chambre en mode furtif et me suis faufilée jusqu'au canapé du salon. Là, reprenant mon souffle et en alerte constante, j'ai pu recharcher mes munitions. Le moment était grave et après avoir trouvé en moi le courage suffisant lors d'un long moment d'introspection, je me suis jetée férocement sur la dite croûte et d'un mouvement rageur l'ai jetée à terre. L'assaut fut rapide mais dramatiquement efficace. Aucune opposition de l'assailli, victoire totale. Je fêtai donc mon triomphe seule mais glorieuse dans le silence inquiétant qui fait suite à la bataille. La longue cape (mon drap de dessous) tombait élégamment sur le sol et amplifiait mon sentiment de puissance. J'ai ensuite maquillé la scène du crime pour faire croire à un accidentel décrochage du mur... Honte à moi, j'ai rejoint les réseaux occultes du terrorisme et du fanatisme mais la seule cause supérieure de l'art a guidé mon action. Quoi qu'il en soit la croûte git pour l'instant sans protestation derrière le vélo de Beth. (niarkniarkniark)

P1020947.JPG P1020946.JPG















Avant l'opération  furtive                                                                        Après l'expédition libératrice
Par BCW-tetedemouche-concombremasque - Publié dans : Vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus